Fulgororis Corpus

Dans une salle plongée dans le noir, la lueur émise par un vidéoprojecteur en fonctionnement est filmée par une caméra. La vidéo ainsi obtenue est rediffusée directement via la projection puis re-filmée et rediffusée en boucle.

Le dispositif cherche à empiler et accumuler des couches de lumière, comme pour leur donner de l’épaisseur, de la densité, pour leur donner un corps tangible… Une aberration numérique apparaît : une forme qui frémit, s’agite, se dilate et se contracte. Le spectateur peut rentrer en interaction avec cet organisme, le faire réagir, en passant devant la caméra. Un son (larsen sonore contrôlé) ancre l’installation dans une dimension spatiale totale : l’espace, l’image et le dispositif.