Colorfield

« J’adhère à la réalité matérielle du monde et à la substance des choses » Mark Rothko, 1945

À l’instar du courant pictural du même nom (Colorfield painting), ces photographies ne cherchent pas à représenter le monde dans ses caractéristiques anecdotiques. En revanche, elles prennent appui sur les états subtils de la matière et les continuels changements du monde, telles que la lumière ou les mouvements atmosphériques inspirant une force expressive à la substance numérique. Le temps et l’espace se redéfinissent et se trament de manière à produire un «tissage» unique.

L’image se constitue de façon expérientielle: en épurant l’image de son iconicité de manière à en affiner et affirmer davantage l’expression plastique, ces images aspirent à produire une expérience épidermique. Toutes les forces agissent en surface. S’éloignant de la photographie et du domaine de la sémantique elles se révèlent contemplatives.